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12 juillet : Guérande (44) - St Martin sur Oust (56), 77 km

L’étape prévue est courte ! Nous arrivons tôt à Rochefort en Terre et nous promenons dans le centre avant de nous installer.
Puis nous cherchons le camping. Il nous déçoit ! Personne à l’accueil, une piscine sale, 19 € la nuit… On décide de continuer pour finalement arrêter au camping de Saint-Martin sur Oust, sur le canal de Nantes à Brest (2 étoiles, 6,40 € !). Le camping est calme. Pas de douleur spéciale du côté de mon nerf sciatique ! Ouf ! Nous marchons le long du canal.


L'arrivée à Rochefort

 

13 juillet :  St Martin sur Oust - Paimpont (22), 69 km

 On modifie le parcours : on emprunte le chemin de halage puis la voie verte de Questembert à Mauron.


Le chemin de halage du canal de Nantes à Brest


Une de ses bornes


Toujours dehors, ce n'est pas très bon pour les peaux
claires... Alors, il y a des pauses crème solaire


La voie verte entre Questembert et Mauron, très agréble.
L'occasion de se souvenir de tous ces ouvrages ferroviaires,
parfois construits pour seulement quelques années d'exploitation.

Tout va très bien. Laurent est « con-tent con-tent con-tent ». Temps chaud l’après midi. Malestroit nous plait beaucoup. C’est jour de marché et on y fait notre ravitaillement du midi. Ploërmel nous déçoit, la forêt de Brocéliande un peu aussi… Nous montons la tente à Paimpont. Le village se prépare à fêter le 14 juillet. Nos voisins de camping sont très bavards et branchés « exo-histoire ».
La nuit, un arceau de la tente casse…


A Paimpont, le bal du 14 juillet a lieu le 13... La sono est déjà prête !


L'abbaye de Paimpont (XIII siècle) et l'étang

 

14 juillet : Paimpont - Merdrignac (22), 49 km

L’étape est courte : on se recale sur le road-book. On débute par la fin de la forêt de Brocéliande. Sur plusieurs km, un cycliste nous accompagne. Il vit en banlieue parce que sa femme veut rester à proximité de leurs enfants installés en région parisienne mais lui, il aurait voulu prendre sa retraite ici, dans son pays… 


Un arbre majestueux, alors que le tombeau de
Merlin ne nous fait ni chaud ni froid...

Mais la préoccupation de la journée, c’est de trouver un tuyau pour remédier à la cassure de l’arceau. On cherche des enseignes de garages, de plombiers.... On s’arrête dans un service technique municipal : les ateliers sont très grands, plein de choses partout mais personne. La tentation est très grande de se servir !! On résiste, et finalement on trouvera un premier bout de tuyau chez un plombier. Il est assez tordu (le tuyau !) et ne sera d’aucune aide mais on n’ose pas refuser ! C’est un agriculteur qui nous dépannera finalement.

On pique-nique près d'une
charmante chapelle en pleine
campagne

Au camping, les voisins nous invitent à prendre le café avec eux. Hum, des sièges ! Ils nous parlent de leur Baie de Somme, de leur collection de vieux tracteurs… A proximité, il y a une ancienne voie ferrée désaffectée. On va y faire un tour à vélo (sans les bagages, c’est fou comme les sensations sont différentes) : on teste pour voir si on pourrait la prendre le lendemain. Elle nous paraît un peu trop cahotante pour mon dos et pour mes pneus assez fins : On décide de garder le lendemain l’itinéraire prévu. De toute façon, on empruntera un petit tronçon de ce chemin deux jours plus tard.

 

15 juillet : Merdrignac - Mur de Bretagne (22), 66 km

Réveil « naturel » (i.e pour Laurent, comme d’hab, mais pas pour moi) à 6 h. Toute la journée : forte chaleur. Incident de parcours : Laurent échappe de peu à une chute. En cause : un petit lapin… Deux renardeaux morts sur la route. Très belles routes, très vallonnées. Plusieurs fois, Laurent se croit ailleurs qu’en Bretagne.


Pour aller à Notre-Dame des Sept Douleurs, ça grimpe !


La dame en question, représentation littérale !

Les petites routes aux panneaux désuets !

On récupère un deuxième tuyau. Camping décevant : pentu (en tous cas pour le coin des petites tentes), mal entretenu.

16 juillet : Mur de Bretagne - Carhaix (29) : 73 km

Très belle route toute la journée. Au départ : il fait très frais et humide. Belle vue sur l’Abbaye de Bon Repos de Daoulas.


L'abbaye de Bon repos de Daoulas


Le matin, la grosse polaire n'est pas de trop


Le granit breton

Camping agréable, plusieurs autres randonneurs qui suivent le canal de Nantes à Brest.

17 juillet : Carhaix - Ste Anne la Palud (29), 81 km

L’étape est plus longue que prévu : 14 km de plus, alors qu’on a suivi la route du road-book !! Et il y a eu des chevrons !!


Granit brut


Granit travaillé


Pause "glucides"

Le soir, le camping est très bien situé ! Je dois être fatiguée car je laisse Laurent partir marcher longtemps sur la plage pour faire une bonne sieste. C’est un jour de machine à laver : il faut bricoler un système d’étendage car il n’y a pas d’arbres autour de nous (Mac Gyver 2). Les années suivantes, on réutilisera plusieurs fois cette astuce.


Une côte pas urbanisée... Des champs, des vaches et l'océan...


Un système d'étendage qui ensuite nous rendra souvent service

18 juillet : Ste Anne la Palud - Le Fret (29), 69 km

 Sous un ciel gris, Camaret nous plait beaucoup. En particulier, le cimetière de bateaux. Nous prenons plaisir à faire des photos.

Après quelques grimpettes, l’arrivée au camping se fait de bonne heure : 10h30. Comme le ciel est menaçant, on a décidé de se poser au plus vite puis de ressortir une fois la tente montée et les bagages à l’abri pour faire une promenade. Ce que nous voyons l’après-midi est magnifique. On pense à certains paysages d’Ecosse.

La sortie de l’après-midi, vers la pointe des Espagnols, offre des paysages splendides.
Partie de cache-cache avec la pluie. Il y a de très belles éclaircies qui nous permettent de nous promener à pied sur le chemin côtier. Mais aussi de la pluie.
Question du jour : le lendemain, il était prévu une journée de repos, avec une simple promenade dans la presqu'île, mais... Laurent propose Ouessant... C'est tentant... Mais la météo est peu engageante.... Si c’est pour être dans la purée de pois… On change plusieurs fois d’avis… Finalement, on prend nos billets et on calcule le temps nécessaire le lendemain pour rejoindre le bateau.


Le dîner du soir. Une table, une éclaircie, et la vue sur mer !

19 juillet : Ouessant (29), 57 km

L’aller en bateau est assez mouvementé. Mais finalement, nous ne regretterons pas car au fil de la journée, le temps se lève. Beaucoup de coins charmants sur l’île. On est léger, sans les bagages. L’allure dépend beaucoup du vent. Favorable, il nous pousse bien. Au débarcadère, beaucoup de passagers louent des vélos. C’est manifeste que beaucoup n’ont pas l’habitude...

 


Lampaul
     

Beautés de la plage
     

Les bruyères
     
Crique de Port Lann Et sieste sur sa digue !

A l’arrivée : il y a des dauphins dans le port ! Le soir, au compteur, il y a 57 km pour la journée de repos !

20 juillet : Le Fret - Scaër (29), 96 km

Le matin, on aperçoit une biche et ... nous avons le vent dans le dos ! Ouf !


Nous avons quitté la côte et retrouvé la campagne bretonne.

Nous arrivons facilement au camping prévu. Mais il est très sommaire... On décide de pousser plus loin... Voilà comment on se retrouve à 96 km.

21 juillet : Scaër - Melrand (56), 67 km

A nouveau, cette étape est plus longue que prévu, mais cette fois ce n’est pas par choix. Au moins 3 fois, le compteur et le road-book ne comptent pas le même nombre de km : pas facile d’évaluer les distances sur la carte quand les routes sont sinueuses ! Les routes sont belles d’ailleurs.

L'église trappue de Kernascleden. Le bourg semble s'endormir il a dû avoir un passé très riche.

Le soir, camping le moins cher du tour ! (4,96 € pour 2 adultes, on est vraiment à l’intérieur de la Bretagne !)

22 juillet : Melrand - Questembert (56), 95 km

Pendant cette étape, beaucoup de petites routes très difficiles à trouver. C’est ainsi qu’on se retrouve à pousser les vélos dans un chemin pierreux et pentu. On fait des km « en trop ».


Pique-nique près d'une fontaine 

23 juillet : Questembert - Guérande (44), 59 km

Je n’ai pas encore expliqué que notre habitude, c’est, une fois que la toile est montée, que la douche est prise (moment agréable !!), que nous sommes reposés, de sortir à pied vers le centre pour le ravitaillement du soir, et une longue pause en terrasse. Si possible, nous achetons Le Monde mais il n’est pas facile à trouver là où nous passons. Et souvent c’est là, à la terrasse d’un café, que je remplis le petit carnet (c’est pour ça que nous préférons les campings pas trop excentrés).

Mais lors de la dernière étape, une fois arrivés à la maison, nous sommes pris par d’autres urgences : déballer les bagages, laver le linge, pour repartir le plus vite possible chercher les enfants que nous avons hâte de revoir ! Alors souvent, la description de la dernière étape est pauvre. En plus, il y a moins l’aspect découverte puisque nous nous retrouvons dans notre région… En 2005, je n’ai carrément rien écrit… Mais je me souviens que nous étions enchantés par le tour effectué. A chaque fois, nous sommes tentés de trouver que c’était le meilleur tour !

Et voilà !