C’est bien sûr le plaisir du vélo : la victoire sur soi quand ça grimpe longtemps, quand l’étape est longue, la vitesse quand il y a une bonne descente, le bien-être du aux endomorphines…

Mais c’est aussi :

  • découvrir une région avec lenteur : on voit de loin les paysages ou les villages se rapprocher, on voit des détails, on a le temps de les savourer, les sensations s’impriment en nous. Les distances, le relief reprennent un sens quand la voiture aplatit tout, raccourcit tout. Ce n’est même plus la même France que l’on traverse : là, c’est la France des petites départementales, des chemins vicinaux, des voies vertes, des épiceries ou parfois des boulangerie-alimentation, des café-alimentation et même des café-boulangerie-alimentation ! Cette France là n’est jamais très loin de l’autre France, celle des supermarchés, celles des voies rapides, celle où nous vivons tout le reste de l’année. Mais là on peut passer des jours à l’ignorer. Lent par rapport à la voiture, le vélo permet tout de même de parcourir assez de distance pour passer d’une région à l’autre.
  • être accessible et faire des rencontres : ce n’est parce que l’on est à vélo que tout d’un coup on ne va rencontrer que des gens formidables ! Mais, il y a grâce au vélo beaucoup d’occasions de faire des rencontres et souvent de bonnes rencontres. Finalement, dans la vie de tous les jours, les occasions d’entamer la conversation avec des inconnus ne sont pas si nombreuses…
  • s’affranchir des contraintes habituelles : on est très dépendant de la météo, de notre matériel, du ravitaillement, de l’état des routes… et pourtant, on se sent libre, merveilleusement libre à ne voyager qu’avec notre petit chargement ! Il y a le sentiment de s’affranchir, provisoirement bien sûr, de nombreuses contraintes quotidiennes.

Dit autrement, dans le cyclotourisme, le vélo est central bien sûr, mais il reste un moyen ! Même chose pour la performance ! Bien sûr que l’on a un regard sur la longueur parcourue ou sur la moyenne, mais ce n’est pas la première préoccupation !
Plus dans le détail, le cyclotourisme se décline selon plusieurs formules. Sauf amis à proximité ou pluie intense, l’été, nous campons, nous préparons pratiquement tous nos dîners, tous nos petit-déjeuners, nous pique-niquons le midi. Mais d’autres hébergements, permettant plus de confort et moins de chargement peuvent être choisis.

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